Berger des shetland.
Bla Bla

Histoire d’un roman #3 Comment j’ai trouvé un éditeur ?

Fin 2020, le premier tome de ma trilogie La Fille du vent sera publié chez Rebelle éditions.

Dans ma série Histoire d’un roman, je vous ai déjà parlé de comment j’ai écrit un roman #1 et de pourquoi j’ai écrit un roman #2.

Aujourd’hui, j’avais envie de vous raconter ma quête d’un éditeur et je sais que ce sujet intéresse le plus grand nombre de jeunes auteurs.

Autant être honnête tout de suite : il n’y a pas de formule magique. Atteindre le graal de la publication chez un éditeur, cela demande beaucoup de travail… Et un brin de chance, il faut l’avouer.

Le point de départ, évidemment c’est le fait d’avoir écrit un manuscrit. Mais attention, avoir terminé de l’écrire ne suffit pas… Il faut l’avoir relu une bonne dizaine de fois, corrigé et amélioré, voire même fait lire à quelques uns de vos proches qui sauront vous guider et débusquer vos incohérences et vos longueurs… C’est un travail de longue haleine.

Évidemment, l’orthographe est un critère ESSENTIEL. Il faut vraiment qu’il soit respecté au maximum de vos capacités, n’hésitez pas à vous faire aider si besoin…

Au bout d’une énième relecture, vous saurez que cette fois-ci, c’est la bonne. Vous n’avez plus rien à améliorer, vous avez épuiser vos ressources… S’il doit encore être amélioré, votre manuscrit nécessite l’œil aiguisé d’un expert du monde de l’édition.

C’est à cet instant qu’il faut vous mettre en quête d’un éditeur.

Je me promène en forêt.

La première étape est de vous créer une liste d’éditeurs qui publient le genre de livre que vous avez écrit. Pour moi, c’était le domaine de la Fantasy, plutôt axée jeunesse/jeunes audultes.

Une fois cette liste établie, vous listez leurs critères : envoie par mail ou par courrier, quelle taille des lettres, nombre de caractères nécessaires, mise en page… Souvent, ce sont globalement les mêmes… Mais il faudra parfois vous adapter !

Certains vous demanderont un peu de travail en plus : un résumé du livre, la quête principale, la quête secondaire, dévoilement de la fin, description des personnages principaux…

Il vous faudra donc respecter à la lettre ces critères et vous adapter à chaque éditeur pour avoir une chance d’être lu.

Ensuite, viendra la longue période qui mêlera l’espoir et la patience…

Notez bien vos dates d’envoi et visualisez le moment où vous risquez de recevoir une réponse (certains éditeurs donnent un délai).

Préparez-vous, vous allez recevoir nombre de refus… Parfois, on ne prendra pas la peine de vous répondre. C’est le jeu.

Mais gardez espoir.

quiétude de la forêt.

Pour ma part, j’ai d’abord tenté les gros éditeurs, même s’ils nécessitaient d’imprimer le manuscrit et donc d’investir un peu d’argent… Je pense qu’il faut toujours les tenter, même si la chance est infime… Après tout, on ne sait jamais !

J’ai reçu nombre de lettres de refus impersonnelles… Puis un jour, une lettre de refus personnalisée ! Ils avaient beaucoup aimé mon manuscrit, j’avais passé l’épreuve du comité de lecture, mais l’éditeur ne souhaitait pas développer sa partie Fantasy. C’était un énième refus, mais celui-ci était teinté d’espoir !

Je me suis accrochée et je suis passée à la phase 2 de mon plan : les éditeurs un peu moins connus mais pas moins dénués de talent !

J’avais déjà pré-établi une liste et à nouveau j’ai respecté leurs différents critères pour envoyer mon manuscrit dans les meilleures conditions et avoir une chance de réponse…

La phase d’attente recommencera alors… Plus stressante cette fois, car vous sentez que l’étau se resserre… Si ces éditeurs ne vous répondent pas favorablement, alors bientôt vous aurez fait le tour de vos possibilités… Du coup, je n’ai pas fait énormément d’envoi, j’y allais vraiment au compte goutte, probablement pour me donner de l’espoir le plus longtemps possible et conserver des possibilités…

Je serais bien incapable de vous répondre sur les démarches de l’auto-édition, car c’est un choix qui ne m’a jamais paru satisfaisant… Je sais que beaucoup se tournent vers cette possibilité et parfois même à raison ! Mais je savais depuis le départ que ce n’était pas pour moi…

Si ça n’avait pas fonctionné pour moi, j’aurais écrit un nouveau roman… Ou retenter ma chance avec le même manuscrit dans quelques années… Mais je sais que je ne me serais pas tournée par l’auto-édition.

Faites également très attention aux arnaques : il vous faut un éditeur à compte d’éditeur absolument !

Les éditeurs à compte d’auteur vous feront payer un nombre incalculable de choses et vous y perdrez beaucoup… Ne vous faites pas avoir sur ce point-là !

On se balade en forêt.

Et puis un jour, une réponse positive est parvenue jusqu’à moi.

Bonheur indescriptible et explosion de joie.

J’avais trouvé un éditeur.

Mon rêve le plus fou allait se réaliser : être publiée.

L’aventure continue…

 

 

***

Et vous, rêvez-vous de trouver un éditeur ?

***

15 commentaires

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *